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Voici
des exemples de brève,
reportage,
compte-rendu,
entrevue,
enquête,
analyse,
portrait,
éditorial,
critique,
billet,
caricature,
chronique et lettre
d'opinion.
Pour
rapporter des faits

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La
brève
Les brèves qui suivent ont été
réalisées par Amale, 11 ans et Matthieu,
9 ans de l'école Lavoisier à La Rochelle.
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La
grippe
Depuis
le mois de décembre en France une épidémie
a contaminé 5 millions de personnes. L'épidémie
semble épargner les enfants âgés
de 5 ans à14 ans . Plus d'un français
sur dix a déjà attrapé le
virus. La grippe peut être très dangereuse
pour les tout petits et les gens âgés
s'ils ne sont pas vaccinés.
La
violence à l'école
Beaucoup
d'enfants se font raqueter, voler, battre dans
les établissements scolaires. Ce n'est
pas normal. Aussi des parents manifestent à
cause de cette violence. J'espère qu'elle
va disparaître. Le gouvernement va prendre
des mesures.
La
marée noire
Depuis
Décembre des milliers d'oiseaux ont été
mazoutés et soignés dans des établissements
spécialisés. Les premiers viennent
d'être relâchés. Malheureusement
cela est un échec et on va attendre avant
de remettre les autres en liberté.
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Le
reportage
Le reportage qui suit a été réalisé
par Jonathan Campbell et Éric Robert lors du
Festival de Jazz de Montréal de 1996 pour une
édition spéciale de CyberPresse.
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Énergie
sous le soleil!
Aujourd'
hui, pour la troisième fois cette année,
le Dixieband s'est produit au Festival International
de Jazz de Montréal. Le spectacle a eu
lieu à la terrasse Nescafé à
quatorze heures. Les instruments utilisés
pour la réalisation des mélodies
sont: un banjo, une trompette, un trombone, une
batterie, une clarinette et un sousaphone.
Vendredi
après-midi, sous un ciel ensoleillé,
la foule émerveillée regardait un
groupe classique du festival, c'est à dire
Le Dixieband, qui est évidemment inspiré
du style dixieland des années soixante.
Le groupe a interprété de grands
classiques, dont certaines chansons de Louis Armstrong.
Ils ont en plus interprété "Oh
when the saints! " . C'est une chanson très
appréciée du public!
Dans
le dixieland, la clarinette est toujours mise
en évidence. C'est donc pourquoi la clarinette
est l'instrument principal du Dixieband. Le Dixieband
est un groupe très énergique, en
constante relation avec le public.
Le Dixieband est un groupe à découvrir,
si vous ne le connaissez pas déjà.
Le spectacle est offert gratuitement sur les scènes
extérieures du Festival pendant toute la
semaine encore. Il est très intéressant,
s'adressant à des gens de tous âges.
C'est à voir avec ses oreilles!
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Le
compte rendu
Le compte rendu qui suit a été réalisé
par Sabrina, 12 ans du collège Coin Joli-Sévigné
de Marseille.
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La
guerre au Kosovo
La
guerre a éclaté au Kosovo il y a
quelques semaines. Le Kosovo se situe en Ex- Yougoslavie.
Plus de 200 000 Kosovars ne savent plus où
aller désormais. Parmi les réfugiés
se trouvent des femmes, des enfants et des personnes
âgées qui manquent de nourriture
et de soins. Des aides humanitaires comme Médecins
sans Frontière ou l'UNICEF leurs viennent
en aide. Mais il reste beaucoup à faire
car des personnes blessées risquent de
mourir et l'angine se répand parmi les
réfugiés Kosovars. Il y a 35 000
réfugiés en Macédoine, 120
000 en Albanie et 30 000 au Monténégro
accueillies par des familles.
Mais
ces familles ont besoin d'être soutenues
et pour remédier à cela, une partie
de l'argent collecté par les dons leur
est envoyé. En ce moment, des familles
d'accueil abritent des Kosovars en France. Les
premiers réfugiés se sont rendus
à Lyon où les familles d'accueil
sont nombreuses. De nombreux réfugiés
accueillis en France sont des enfants, parfois
très jeunes, qui ont été
séparés de leur famille. Ces enfants
Kosovars aimeraient aller à l'école
pour apprendre le français mais.... surtout
retrouver une vie paisible auprès de leurs
familles.
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L'entrevue
ou l'interview
L'entrevue
qui suit a été réalisée
par Sylvain Noël, 13 ans lors du Salon du livre
de Montréal de 1996.
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Dominique
Jolin: auteure-illustratrice pour jeunes
Elle
vous accueille soit avec un sourire, soit avec
une poignée de main mais qu'importe la
manière, elle saura vous mettre à
l'aise, elle qui a une personnalité timide.
Ce petit paquet de dynamite écrit pour
les jeunes, et elle espère le faire jusqu'à
au moins soixante-quinze ans! Mais écrire
ne fut pas son ambition dès son enfance
: Dominique voulait être vétérinaire.
Elle a réussi à faire un compromis
en écrivant des histoires parlant d'animaux
et en dessinant ces bêtes dans ses merveilleux
livres.
Pourquoi
écrire pour les jeunes? Par amour, bien
sûr! Elle nous avoue aimer les jeunes et
les comprendre plus que n'importe qui d'autre
et c'est souvent de ceux-ci qu'elle trouve des
idées pour ses histoires. Faire passer
une morale aux jeunes n'est pas son but, loin
de là! Elle dit passer des morales sans
même s'en rendre compte! Ce qui est important
pour Dominique, c'est le plaisir qu'ont ses lecteurs
en feuilletant ses livres. Notre auteure-illustratrice
ne réussit pas du premier coup et elle
doit sans cesse retravailler son oeuvre pour le
rendre meilleur. "Je ne suis pas une lâcheuse"
prétend-elle, et ses six années
d'expérience dans le métier ont
fait d'elle un modèle aux yeux de plusieurs
jeunes.
En
lisant ses livres, j'ai vraiment été
impressionné par l'originalité et
la réussite de ses dessins, notamment dans
Pas de bébé pour Babette, C'est
pas juste!, Qu'est-ce que vous faites là?
et Cruelle Cruellina. Les détails sont
vraiment intéressants et il n'est pas rare
de passer de deux à trois minutes à
en contempler un.
Dominique
Jolin aimerait bien écrire une histoire
qui serait aussi intéressante pour les
jeunes que pour les adultes, quelque chose de
fou, une histoire qui serait absolument extraordinaire
et qui surprendrait les lecteurs du début
à la fin. Pour l'instant, elle travaille
de concert avec quelqu'un sur l'histoire d'un
rat romantique. Pour y arriver, elle fera sûrement
quelques photographies, ce qu'elle aime beaucoup
faire. Si vous rencontrez quelqu'un d'énergique
et de dynamique à plat ventre étendue
dans l'herbe à photographier des écureuils,
ce sera sûrement Dominique qui prépare
un nouveau livre!
Notre
auteure-illustratrice a fait ses preuves dans
le domaine en raflant les trois premiers prix
des Livromaniaques en 1995. Bravo!
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Pour
expliquer

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L'enquête
Aucun
exemple d'enquête n'est disponible pour le moment.
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L'analyse
L'analyse qui suit a été réalisée
par Marie-Claude, 17 ans de la polyvalente de Lévis
à Lévis.
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Londres,
capitale mondiale du multilinguisme
Depuis le début
des temps, les grandes métropoles du globe
ne cessent de senrichir par la diversité
des immigrants qui viennent sy installer.
La race, la culture, la religion et surtout la
langue de ces nouveaux peuples en influencent
beaucoup le caractère. Londres, en Grande-Bretagne,
néchappe dailleurs pas à
cette invasion de couleurs. À travers les
années, elle a accueilli de nombreux individus
de diverses origines qui font delle, aujourdhui,
la capitale mondiale du multilinguisme.
Tout dabord,
Londres a vu le jour en lan 43, peu après
une invasion romaine. Sous cette emprise, elle
est devenue un centre culturel, commercial, politique
et démographique très important
ainsi quun port international. Au 12ième
siècle, elle représentait déjà
la première ville de Grande-Bretagne grâce
à son importance dans les milieux administratifs
et financiers. Au fil des siècles, les
populations anglaises, galloises, écossaises
et irlandaises ont émigré vers Londres,
pour échapper à la pauvreté
et avec lintention de trouver un emploi.
Au 17ième siècle, les huguenots
de France sy établissent. Malgré
la différence linguistique, ces catholiques
devenus
protestants après la Réforme, ont
trouvé en cette ville anglophone, leur
nouvelle patrie. Dautres, comme des juifs
de lEurope de lEst ainsi que des Russes
sont venus y domicilier à la fin du 19ième
siècle. Dans ce dernier cas, Londres leur
permettait déchapper au tsarisme.
Puis vers les années 1930 et jusquà
la fin de la deuxième guerre mondiale,
des immigrants dAsie, dAfrique et
dExtême-Orient, traqués par
lautorité nazie, ont trouvé
refuge dans la capitale britannique. Tous ces
gens, à travers les générations,
ont permis à la ville de Londres de devenir
cosmopolite. La variété des expériences
sociales, religieuses ou culturelles de chacun
lui a donné une saveur, une essence particulière.
En second lieu,
de nos jours, le terme "cosmopolite"
ne suffit plus pour décrire la plus grande
agglomération anglaise. Selon létude
universitaire "multilingual Capital"1
réalisé par le professeur Phillip
Baker auprès des enfants londoniens, on
parle plutôt dune "capitale mondiale
du multilinguisme", avec 307 langues recensées.
Londres compte 7 millions dhabitants, dont
850 000 écoliers. Parmi ces derniers, seulement
les deux tiers parlent anglais à leur domicile.
Ceci prouve que plus de 30% des enfants utilisent
une tout autre langue pour communiquer avec leur
famille. En effet, parmi celles recensées,
on en remarque beaucoup dorigine indienne
et africaine, telles le bengali, le penjabi, le
gujarati, le hindi et lourdou. Dans le quartier
"The City" dans le centre-est de la
métropole londonienne, 56,4% des jeunes
étudiants parlent couramment le bengali,
tandis que dans le Lewisham, secteur au sud-est,
29,8% sexpriment en anglo-créole.
Pourtant, malgré leurs divergences linguistiques,
ceux qui habitent la capitale de la Grande-Bretagne
vivent tout de même en harmonie les uns
avec les autres. Cette fraternité plaît
énormément aux touristes qui peuvent
découvrir différents pays en visitant
une seule ville !
En terminant,
je crois que Londres mérite amplement le
titre de la capitale mondiale du multilinguisme.
Son empressement et surtout son désir daccueillir
des immigrants lui valent toutes les couleurs
et les richesses sociales quelle possède.
Jespère quun jour, je pourrai
admirer les beautés de Londres de mes propres
yeux. Qui sait, peut-être quavec mon
accent québécois et mon sirop dérable
je contribuerai à rendre cette ville encore
plus captivante!
1. Le journal du Québec, le
dimanche 30 janvier 2000, p.21
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Le portrait
Le portrait qui suit a été réalisé
par Jonathan et Julien, 5e année de l'école
Le Sentier à Laval.
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Bruny
Surin
À
lâge de 7 ans, Bruny immigra au Canada
avec sa famille. À lécole, il
a développé une passion pour le basket-ball.
À lâge de 17 ans, avec ses amis,
il décide de faire de lathlétisme.
Cest le début dune grande carrière.
Bruny Surin participe rapidement au triple saut
et au saut en longueur. Il se qualifie pour léquipe
nationale dathlétisme.
En 1988, il participe à ses premiers jeux
olympiques à Séoul. Lannée
suivante, après avoir subit de nombreuses
blessures aux chevilles, il sintéresse
aux sprints et il décide de se spécialiser
dans le 100 mètres. En 1990, aux jeux du
Commonwealth en Nouvelle-Zélande, il gagne
une médaille de bronze pour sa troisième
position au 100 mètres avec un temps de 10,02
secondes. Deux ans plus tard, il obtient la quatrième
position aux jeux Olympiques de
Barcelone.
Ses résultats confirment définitivement
sa carrière de sprinter. Aux championnat
du monde dathlétisme à Toronto,
en 1993, il remporte la première position
au 60 mètres. Il établit un record
de championnat. À Stuttgart, en Allemagne,
il prend le record canadien dans sa discipline.
En 1994, il obtient la médaille dor
pour sa première place au 100 mètres,
aux jeux de la francophonie. En 1995, il fait la
deuxième meilleure performance du monde à
Montréal. En 1996, à Atlanta, il se
permet une médaille dor au 4 fois 100
mètres. Deux ans plus tard, il se concentre
sur le 100 mètres quil gagne lors des
championnats canadiens. En 1999, un temps de 9,88
à 10,07 secondes le classe très bien.
Bruny termine sa saison premier au 100 mètres
et troisième au 200 mètres avec un
temps de 20,3 secondes. Bruny Surin est à
ce jour le meilleur sprinter canadien et lun
des meilleurs au monde.
Voici le résumé de sa carrière:
1992-1993: 4e position au 100 mètres en 10,04
secondes.
1994-1995: 1ère position aux jeux de la Francophonie
à Paris (France) en 10,08 secondes.
1996-1998: Grande déception pour Bruny, une
contre-performance lors de la demi-finale du 100
mètres aux jeux Olympiques dAtlanta
le prive dune place finale.
1999-2000: Une blessure à la cuisse lempêche
de terminer le 100 mètres aux jeux Olympiques
de Sydney. |
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Pour
commenter

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L'éditorial
Aucun exemple d'éditorial n'est disponible pour
le moment
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La
critique
La critique qui suit a été réalisé
par Olivier Deveault et Sameer Wissanji lors du Festival
de Jazz de Montréal de 1996 pour une édition
spéciale de CyberPresse.
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Quartango:
le tango pour tous
Vous
arrivez aux terrasses Air Canada. Vous vous trouvez
une place, tant bien que mal, où vous vous
assoyez. La température extérieure
est idéale, ni trop chaude, ni trop froide.
Le groupe prépare ses instruments, s'installe
et commence sa première pièce. Wow!
Renversant! Eh bien, c'est le tango de Quartango.
Le
groupe Quartango joue des pièces de tango,
mais d'une façon féérique.
Les musiciens sont captivés et passionnès
par leurs instruments. Ils sont tous très
talentueux. Ils parlent au public comme s'ils
donnaient un concert privé. Enfin, le groupe
Quartango permet à tous d'aimer le tango.
Le
spectacle a duré une heure, mais a paru
10 minutes. Il était excellent. Quand le
groupe a joué la deuxième pièce,
certaines personnes se sont mises à danser.
La foule a eu un petit rire, mais ensuite un grand
respect. Les partisans de ce type de musique sont
souvent très passionnés et tendres.
Les musiciens jouaient très bien, comme
s'ils avaient le génie musical en eux.
Si je peux vous conseiller quelque chose, faites
une petite pause Quartango!
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Le billet
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La caricature
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La chronique
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Pour
réagir

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La
lettre d'opinion
La lettre d'opinion qui suit a été réalisée
par Marie-France et Maya, 16 ans de la polyvalente de
Lévis à Lévis.
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Big
Dig
Lundi,
le 27 novembre 2000
Madame
Nicole Smith
Directrice du New York Times
305, Wall Street
New York
Objet: Big dig
Chère madame la directrice,
Au Massachusetts, le cur de la ville de
Boston faiblit depuis quelques années.
Ses six artères congestionnées par
un rythme exténuant de 190 000 voitures
par jour subissent une crise cardiaque qui paralyse
quotidiennement la cité pendant dix heures.
Cependant, les cardiologues de la route lui greffent
en ce moment même, et ce jusquen 2004,
un décuple pontage souterrain qui, les
Américains lespèrent, cessera
lembolie chronique de la vieille route.
Un projet onéreux dune coquette somme
de 25 milliards de dollars américains qui
a enrayé la menace dun futur embouteillage
de 16 heures dici 2010. Nous croyons quune
telle fortune investie de façon plus prometteuse
rapporterait davantage. Pour appuyer nos dires,
nous explorerons les trois aspects suivants :
les diverses répercussions écologiques,
les conséquences routières et la
technologie future.
Dans
un premier temps, nous sommes en désaccord
avec la construction de ce tunnel du point de
vue des effets sur lenvironnement. En effet,
même si la terre extraite servira à
laménagement de nouveaux parcs voués
à lembellissement du paysage, il
nen demeure pas moins quune partie
de la vieille route restera fonctionnelle afin
de permettre laccès au plancher des
vaches. Faciliter la circulation rejoint un but;
cependant il ne faut pas perdre de vue que les
automobilistes désirent avant tout se rendre
en ville. Doù le fait que malgré
la filtration des gaz polluants tels le monoxyde
de carbone (CO) et de loxyde dazote
(NOx) par les six structures de ventilation de
la
voie souterraine, il subsistera toujours des émanations
toxiques senvolant des tuyaux déchappement
des voitures regagnant la surface. Elles se combineront
avec les molécules doxygène
déjà présentes dans lair
et attaqueront la couche dozone. Bref, si
avec le concours de cette nouvelle autoroute la
nature se porte un peu mieux, sa situation précaire
préoccupe encore les autres villes de la
planète qui ne possèdent pas les
moyens de construire une artère sous terre
pour filtrer les gaz nocifs produits par les véhicules.
Nest-ce pas en Europe que les gouvernements
sensibilisent leurs citoyens par des journées
sans voiture?
Dans
un deuxième ordre didée, nous
croyons fermement que cette nouvelle situation
entraînerait plus de dommages pour le bien-être
des utilisateurs que de bienfaits. En effet, même
si ce projet amenait des conséquences routières
positives telle la possibilité pour les
quartiers périphériques de Boston
de participer au développement économique,
gardons à lesprit que si le taux
daccidents actuel de lancienne autoroute
atteint une proportion quatre fois supérieur
à celui de la moyenne nationale, il nest
pas attribuable à lembouteillage
monstre qui immobilise les automobiles mais plutôt
à laccroissement impressionnant du
nombre de celles-ci. Il est certain que les conducteurs
auront tôt fait de prendre dassaut
lespace nouvellement disponible et par conséquent
les risques daccidents y seront encore omniprésents.
De plus, nous devrions nous arrêter au fait
que conduire pendant plusieurs heures dans un
tunnel fermé pourrait avoir un impact sur
le moral et le sang froid des chauffeurs. Il serait
peut-être plus sage de renforcer lutilisation
des ressources déjà présentes
tel le transport en commun qui favorise les contacts
humains entre les individus. Tout bien pesé,
nous suggérons daméliorer
laccès aux services dautobus
et de métro comme solution temporaire plutôt
que dencourager laugmentation des
automobilistes sur les routes.
Dautre
part, nous sommes davis que la somme considérable
dargent dépensée dans ce projet
beaucoup trop coûteux pourrait servir à
des fins plus utiles comme la recherche technologique.
Chaque année, plus de 500 millions de litres
de pétrole emplissent les réservoirs
des voitures parcourant la ville de Boston et
le coût du mazout ne cesse de monter. Les
12 billions destinés à ce projet
pourraient être expédiés aux
fonds pour la recherche dun nouveau moyen
de transport économique et peu polluant,
citons par exemple la voiture électrique.
Les États-Unis devraient profiter de leur
avancement scientifique par rapport aux autres
pays afin de leur permettre de jouir également
dun prototype écologique.
Pour
conclure, ce montant astronomique fait faux bond
à la technologie en ne lui accordant pas
la chance de fabriquer pour tous un mode de déplacement
inoffensif pour la nature, mais pousse plutôt
les bolides de plus en plus nombreux à
causer des accidents. Nous, membres de la nouvelle
génération, pensons que la ville
de Boston a craqué sous la pression dune
société trop centrée sur
son profit personnel et immédiat pour songer
à lavenir de ses enfants. La tâche
nous incombera-t-elle de réparer les erreurs
de nos prédécesseurs?
Veuillez
agréer, madame la directrice, lexpression
de nos sentiments les meilleurs.
Marie-France
Fortin et Maya Caron
Polyvalente de Lévis
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