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1. Le titre
Le titre est indiqué en blanc sur fond rouge avec deux tailles de caractères, laccent étant mis sur les termes journal et Montréal . Ceci identifie à la fois le type de presse écrite (il sagit dun journal) et la ville dédition (Montréal). Il existe aussi une version produite et distribuée à Québec, qui a pour titre Le Journal de Québec.
2. La bataille du tirage
Le slogan Le no 1 des quotidiens français dAmérique (accompagné de la mention : 1,8 million de lecteurs) rappelle celui de La Presse (Le plus grand quotidien français dAmérique) et tend à montrer que les deux journaux saffrontent pour avoir le tirage et le lectorat le plus nombreux. Néanmoins, dans les deux cas, on ne trouve aucune mention du tirage. Dans le cas du Journal de Montréal, celui-ci est de 290.000 exemplaires entre le lundi et le vendredi, de 375.000 le samedi et de 310.000 le dimanche.
3. Le prix
Le prix du journal est un peu supérieur à celui de La Presse puisquil est de 65 cents hors taxes, soit 75 cents taxes comprises, un prix par ailleurs moins élevé que les prix pratiqués en France (équivalent à 3 francs 74 centimes avec un dollar à 5 francs), à la fois parce que la pâte à papier coûte moins cher au Canada et parce que la part des recettes issues de lachat au numéro ou par abonnement est moindre en Amérique du Nord. En moyenne, elle nest que de 30% environ contre 70% pour la publicité. En France, en revanche, les pourcentages sont plus proches de léquilibre 50/50. Comme dans le cas de La Presse, Le Journal de Montréal est largement financé par la publicité et la place de cette dernière au sein du quotidien est prioritaire.
4. Lidentification du journal
On trouve ici : la ville dédition (Montréal) ; la date de parution ; le volume du journal (en chiffres romains XXXVII, ce qui veut dire que cest la 37e année de parution) ; le numéro du journal ; et le nombre de pages. Le numéro du volume augmente d'une unité au moment de l'anniversaire du Journal et non pas à la fin de l'année civile. Le Journal de Montréal est né en juin 1964 lors dune grève à La Presse. Quant au chiffre du numéro, il repart à 1 à chaque anniversaire du journal. Il nest pas fait mention de cahiers car ce quotidien nen comporte quun seul, pouvant compter jusquà une centaine de pages.
5. Un gros titre pour accrocher lattention
Le titre principal est souvent composé de plusieurs groupes de mots dont la casse (majuscules et minuscules), la taille et la couleur des caractères varient. Le titre apparaît en surimpression sur la photo principale, celle-ci étant presque toujours accompagnée dune autre photo en médaillon. Cest la partie la plus importante de la Une, en termes despace. Il y a fort peu de texte à la Une du Le Journal de Montréal . Il sagit ici daccrocher le regard avec le gros titre et la photo qui prend une bonne partie de la place. La Une est en effet largement visible lorsque le journal est sur un présentoir dans un lieu de vente.
6. La place centrale de la publicité
Le dernier bandeau est toujours réservé à une publicité. Notons ici quà linstar des autres journaux, Le Journal de Montréal attribue la priorité à la publicité lors de la mise en page du journal. Les contenus rédigés par les journalistes sont disposés en tenant compte de cet impératif. En conséquence, certaines pages sont essentiellement consacrées à la publicité. |