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L'une...ique Marie Carmen

Édition du 1er avril 1996

par JULIE COMEAU ET MARIE-FRANCE VERNER
4e secondaire, école Armand-Corbeil, Terrebonne

Avant d'avoir assisté au spectacle de Marie Carmen le 3 février dernier, nous avons eu la chance de l'interviewer. Cette chanteuse québécoise qui ne cesse de nous épater a gentiment répondu à nos questions. Plus que sympathique, elle est simple et passionnée de son métier.

As-tu déjà présenté un spectacle au Théâtre du Vieux Terrebonne?

"Oui, plusieurs fois. J'ai fait la tournée "Dans la peau", "Miel et venin" et je crois y avoir été avec "Starmania" et "The Box". Je sais que c'est un très beau théâtre qui est chaleureux".

As-tu déjà pensé faire un autre métier que celui de chanteuse?

"J'ai toujours eu le désir de me produire devant le public. Par contre, il m'est arrivé d'avoir des petits coups de foudre pour différents métiers. Ma passion est ce que je fais, je me crois prévilégiée et de toute façon mon coeur veut continuer!"

As-tu toujours eu le support de ta famille et de tes proches?

"Certaines personnes autour de moi m'ont encouragée, mais pendant les premières années, j'étais presque seule à me débattre avec ce désir de réaliser mon rêve. Maintenant, ma famille est très fière de moi. C'est peut-être aussi parce que c'est un métier tellement insécure qu'ils ne voulaient pas me voir me diriger dans ce métier".

Plusieurs heures ont été passées en studio pour la pratique de tes chansons. Est-ce que ça te met plus en confiance?

"Là où la chanson prend vie, c'est quand on la chante "live". Je n'aime pas cette période d'isolement lorsqu'on s'enferme dans un studio. Chanter avec et devant les gens, c'est là qu'est le plaisir!"

On sait que tu as changé de style de musique, tu chantes plus de ballades que dans tes albums précédents. Te sens-tu plus à l'aise dans cette nouvelle approche?

"Oui, j'en étais là. Je ne dis pas qu'un jour j'aurai pas envie de faire un gros rock, peut-être un heavy metal ou même un reggae (rire)! J'avais envie de chanter beaucoup plus que de "gueuler", j'ai craché mon venin et j'avais envie de dire les choses d'une manière différente".

Aurais-tu un conseil à donner aux jeunes qui voudraient percer dans le domaine de la chanson?

"C'est très important d'écouter son coeur et de croire en ses rêves. Il ne faut pas attendre que ça vienne de l'extérieur, souvent on est seul à rêver, il y a même des gens qui vont nous décourager pour nous créer des obstacles pour qu'on ne puisse pas atteindre nos rêves mais il faut toujours continuer de se rendre vers notre objectif".

Suis-tu un régime miracle ou t'entraînes-tu pour avoir cette silhouette si remarquable?

"(rire) J'ai pris un peu de poids dernièrement mais ça m'a fait du bien parce qu'il y avait un temps où j'étais trop maigre. Je m'entraine dans un gym depuis six mois. J'ai toujours dit que mon aérobie à moi c'est mes spectacles. S'entraîner, ça dépasse la forme physique, souvent ça permet de gérer notre énergie. De l'énergie, j'en ai à revendre mais savoir l'utiliser c'est une autre paire de manches".

De toutes les chansons que tu as interprétées, laquelle est ta préférée et pourquoi?

"C'est dur de répondre à cette question parce que je les aime toutes. Il y a des chansons que je vais chanter toute ma vie, comme "L'aigle noir". C'est une chanson magique, qui a changé toute ma vie, que j'aime profondément. C'est évident que j'ai un penchant pour cette chanson. "Blues de vous" est une chanson qui me touche beaucoup. "A ma façon", et "Faut pas que j'panique" me font "triper".

Quels souvenirs gardes-tu de ta collaboration avec Luc Plamondon?

"On ne parle pas de souvenirs parce qu'on continue de travailler ensemble. Je vois cet homme comme un ange. Je crois que c'est lui qui m'a mise sur la carte au niveau professionnel. J'ai toujours gardé une grande reconnaissance envers cet homme-là".

Tu as fait un portrait télévisuel qui va être diffusé bientôt. As-tu apprécié ta première expérience?

"On y travaille encore. Ça va être spécial. Depuis que j'ai 16 ans, je fais ce métier, donc il y a beaucoup de souvenirs qui n'ont pas nécessairement rapport avec ma carrière; les gens vont rire parce qu'ils vont connaître un côté de moi caché, peut-être le clown qui est en moi".

Espères-tu un jour retourner dans le domaine cinématographique?

"Oui, c'est un de mes rêves, j'ai toujours eu deux convictions dans ma vie: la première était de chanter devant le public et la deuxième est que je veux et que je vais faire du cinéma, je ne sais pas quand, mais je sais qu'un jour j'en ferai!"

Finalement, que te réserve l'année 1996?

"Beaucoup de route (rire)! C'est une année de tournée. Cet été, je vais retourner en France pour faire quelques spectacles et, à la fin de 96, je me retire encore une fois, pour commencer à préparer un nouvel album. Entre temps, on sortira l'album "live" de cette tournée-ci".

Pour finir, Marie Carmen désire persévérer dans le domaine. Elle se donne sur scène et elle nous transmet son énergie. On se sent emporté dans ses chansons qui portent à réfléchir. Par moments, elle nous transmet son venin, mais on voit bien qu'elle nous transporte vers son penchant: le miel...


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