par Mélissa HAMEL
11 ans, 6e année, école Académie du Sacré-Coeur, Bromptonville

Cette histoire se passe en l'an 1347, dans le petit village de Dragonville, où vivait la princesse Kourouki de Vertes-Collines dans l'immense château de son père Alouk XV de Vertes-Collines.
Un jour, une vieille sorcière à la peau ridée et hideuse frappa à la porte du château. Égoïste, le roi ne la laissa pas entrer. Fâchée, la sorcière décida de se venger en jetant un sort maléfique à la fille unique du roi. La jeune princesse serait frappée par la peste noire.
Son père désespéré, demanda à rencontrer la meilleure des magiciennes du palais.
Le lendemain, à l'aube, le pauvre roi rencontra la bonne fée et lui demanda de l'aide pour sauver sa fille chérie. La jeune magicienne lui dit: «Je ne vois qu'un seul moyen de sauver votre fille, c'est que le plus jeune des pages de votre château aille chercher la barrette magique qui se trouve au plus profond de la grotte de l'Emmanuel. Cependant, le jeune page devra affronter toutes sortes de forces maléfiques, de sorcelleries... Il devra aussi revenir avant le retour complet du soleil lors de l'éclipse de vendredi après-midi. Mais attention car dans les profondeurs de la grotte se trouve la plus énorme, la plus poilue et la plus laide des créatures du monde entier. Et puis lorsque le sort sera rompu la princesse devra épouser son sauveur».
Le lendemain matin, Geoffroy se présenta au roi. Celui-ci lui expliqua sa mission et tous les dangers qui l'attendaient. Il lui remit l'épée de Banbou, une épée aux pouvoirs surnaturels que la magicienne lui avait donnée ainsi qu'un bouclier solide comme le roc. Il lui dit aussi qu'il pourra épouser la princesse s'il ramène la barrette. Le jeune page promit de la ramener, d'être solide... Le roi lui donna les explications finales, le jeune homme fit son serment d'allégeance et entreprit sa mission.
Suivant son plan à la lettre, Geoffroy contourna une sépulture et s'enfonça dans une forêt, se faufilant entre des grands arbres de la forêt silencieuse, trop silencieuse même. Tout à coup, les arbres se mirent à bouger et à entourer le jeune page apeuré. Pensant à son serment et à la pauvre princesse, le page oublia vite sa peur. Il se mit à frapper sur les arbres avec son épée. Les troncs tombaient coup sur coup mais repoussaient aussi vite. Le jeune homme désespéré posa son épée par terre tentant de reprendre confiance et priant le bon Dieu de lui prêter main forte. Il prit son courage à deux mains, fonça sur l'un des adversaires lui découpant le tronc et se mit à courir, courir et courir.
Lorsqu'il s'arrêta à bout de souffle, il se rendit compte qu'il était seulement à quelques mètres de la frontière de la forêt enchantée, il eut chaud au coeur en s'apercevant qu'il n'avait pas perdu son chemin.
Ce bonheur ne dura pas longtemps, car en se retournant il aperçut un énorme serpent qui commençait à l'entourer des pieds jusqu'au cou. De sa main libre il agrippa son petit canif qu'il planta dans la peau du serpent. Se relevant, il coupa la tête du serpent avec son épée et continua sa route vers le soleil couchant. Quelques instants plus tard, il s'était trouvé un endroit pour se reposer un peu.
Vers 2:00 heures du matin, il se réveilla en sursaut et s'aperçut qu'on lui avait volé ses provisions. Soudain une voix venant du ciel dit: «Aie courage, va droit devant toi et tu retrouveras ce qui t'appartient et surtout n'oublie pas que je suis avec toi». Il se leva fatigué et marcha droit devant lui comme l'avait indiqué la voix rauque. Il aperçut sur une petite colline un peu plus loin un chalet en bois rond. Il frappa à la porte, personne, aucun bruit. Tout à coup, un homme venant de nulle part le surprit par-derrière, l'invitant au combat. Geoffroy refuse mais lorsque l'homme ivrogne lui fonça dessus, il n'eut pas le choix. Un coup à la droite, un coup à la gauche et l'homme saisit le couteau dans la poche du page. Celui-ci agrippa une bouteille de vin vide et la fracassa sur la tête de l'homme qui s'écrasa sauvagement. Le jeune homme reprit ses provisions et s'en alla.
Quelques heures plus tard, il aboutit à la rivière des crocs. Cette rivière portait bien son nom car dans la rivière pataugeaient des crocodiles et toutes sortes d'autres bêtes comme ça. Geoffroy passait le pont, quand soudain les planches de bois tombaient derrière lui. Il se mit à courir et arriva juste à temps sur l'autre rive. Juste à temps peut-être mais les ennuis n'étaient pas terminés. Premièrement, comment allait-il faire pour revenir et comment allait-il faire pour se débarrasser des animaux de la rivière qui le regardaient avec l'air affamé et qui avançaient rapidement vers lui. Il prit un bâton et commença à frapper sur les trois bêtes. Mais l'une d'elle mordit à pleines dents dans le bâton qui se brise. Il prit une longue baguette de pain de ses provisions et la lança plus loin. Deux des créatures partirent la chercher mais l'autre ne tomba pas dans le piège. Geoffroy prit son épée et l'enfonça dans le dos du crocodile qui se tordit de mal, tandis que son adversaire s'enfuit à toutes jambes.
Plus tard le soir, il arriva à l'entrée d'un passage souterrain qui menait à la grotte. Le passage n'avait point une allure médiévale mais plutôt de la préhistoire. Des glaçons descendaient du plafond, d'autres remontaient du sol, où le jeune page se heurta à quelques reprises. Soudain, une bande de chauves-souris fonça sur le jeune page. Celui-ci se débattant comme il le pouvait, prit son sac et assomma celles qui osaient approcher. Le victorieux, enfin jusqu'à présent, aboutit à une rivière souterraine qu'il dût traverser à la nage. Il n'y a pas eu de complications cependant une chance qu'il était bon nageur parce que le courant était très fort.
Le jeudi matin, Geoffroy arriva à l'entrée de la grotte de l'Emmanuel. En y pénétrant, tout était normal et surtout magnifique. Il marcha, marcha et marcha... quand soudain un rugissement se fit entendre. Le jeune page étouffa un cri d'horreur en voyant une chose immense, poilue, gluante enfin tout ce que vous voudrez. Elle était tellement laide que l'on ne pouvait même pas savoir ce à quoi ça ressemblait. Le jeune homme se doutait de ce qui l'attendait mais il n'aurait jamais imaginé ça. Il but son filtre de force et maintenant se prépara à combattre. L'énorme patte griffée de la créature allait d'un côté et de l'autre tandis que le jeune page s'efforçait de l'éviter. Par contre, cette fois, la patte gigantesque toucha le bras de Geoffroy. Le blessé se releva et enfouit son épée dans le ventre de la bête qui ne cessait de se plaindre. Alors qu'elle tentait de se relever son adversaire lui planta l'épée dans l'oeil et un coup par-ci, et un autre coup par-là et...BANG! La créature s'effondra pour de bon.
Le vainqueur vit du coin de l'oeil, tout au fond de la grotte une chose étincelante. C'était la magnifique barrette magique. Geoffroy alla joyeusement la chercher. Il la déposa dans le coffret qu'il mit dans son sac.
Il arriva au château, victorieux, barrette à la main avec même quelques heures devant lui.
Le roi était tellement fier de son jeune page qu'il fit de lui un chevalier. La princesse fut guérie, elle épousa le page maintenant chevalier, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...
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