En bas!

Un idole hors du commun!

Édition du 1er juin 1996

par Martin LAVIGNE
12 ans, 6e année, école du Soleil-Levant, Sherbrooke
Illustré par Martine Doyon, 12 ans, 6e année, école Académie du Sacré-Coeur, Bromptonville

Par un soir de brouillard, à Montréal, je me promenais, moi, Martin Lavigne, un jeune adolescent qui ne sait pas quoi faire de son temps. Tout à coup, je vois sur un lampadaire un foulard rouge qui me rappelle quelqu'un . Je m'approche lentement du lampadaire et j'y trouve des traces qui doivent avoir au moins cinq décimètres!

Cette fois-ci, c'est le déclic. Je sais de qui elles viennent, ces traces. Elles appartiennent à mon idole, le clown. Il les aura sûrement laissées dans le ciment qui vient tout juste d'être coulé. Mais cela n'explique toujours pas son foulard (car c'est le sien) accroché sur le lampadaire.

Soudainement, je me rappelle que je l'ai déjà vu chez le chaussurier la semaine dernière car le clown a dit: "Vous n'auriez pas du cinquante-huit car il me semble que mes pieds touchent un peu au fond de mes cinquante-deux?"

C'est alors que je décide de rattraper le clown pour lui redonner son foulard qu'il a sans doute perdu lors de sa probable course.

Ce n'est qu'une demi-heure plus tard que je vois le clown devant la façade de la plus grosse banque de toute la ville. Il s'apprête à y entrer quand dans un geste prompt, j'arrive près du clown en lui tapotant l'épaule. Il se retourne et me demande ce que je veux. Je lui réponds que je voulais son autographe et je repars, content de l'avoir eu.

Je fais quelques mètres mais je me souviens que j'ai oublié de lui remettre son foulard! Je retourne sur mes pas et c'est à ma grande stupéfaction que je constate qu'il est en train de voler la banque à l'aide d'un pistolet, d'une mitraillette et de plusieurs bâtons de dynamite.

C'est alors que je décide de jouer le tout pour le tout. Je vais essayer de l'attaquer par derrière ; mais cela comporte le risque de peut-être être tué s'il se retourne! Je mets le foulard sur mon épaule! Que va-t-il m'arriver? Je profite d'un moment d'inattention de sa part pour lui sauter au cou par derrière. Trop tard, le clown m'a entendu et il me tire une balle de pistolet en plein coeur.

Un policier, profitant de ce moment atroce, se jette sur le clown et lui donne un coup à la nuque. Le clown tombe sur le sol comme une pierre! Que va-t-il m'arriver? Suis-je mort?

Lorsque je me réveille, je suis à l'hôpital, étendu sur un lit, entouré de ma famille. Je demande au médecin pourquoi je suis ici et que je ne suis pas mort. Il me répond : "La balle que tu as reçue en plein coeur a été bloquée par un pistolet automatique dissimulé dans le foulard que tu gardais sur ton épaule, le bout qui pendait sur ta poitrine était celui du pistolet , mais l'impact a brisé tes côtes. Tu as été chanceux d'en sortir vivant."

Un quart d'heure plus tard, plusieurs officiers de police entouraient mon lit. - Martin, tu as été courageux de risquer ta vie pour de misérables dollars. Tu as sauvé ainsi plusieurs vies humaines. Au nom des policiers et de toute la population, je veux te filiciter et te donner ce magnifique trophée.

Je lui dis le mot le plus simple mais le seul que je pouvais prononcer en ce moment : Merci!


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