En bas!

À toi que j'aime

Édition du 1er juin 1996

par Rosalie HALLÉE
? ans, 3e secondaire, école Montcalm, Sherbrooke

Si je jette mes armes à vos pieds et que je me délivre du lourd secret que j'ai pour vous depuis toujours, seriez-vous prêt à m'accepter? Je vous aime de passion. Je pourrais vous boire comme on boit de l'eau de source. Pour vous avouer mon amour, je pourrais mourir à vos pieds. Pour vous faire plaisir, je détacherais mon corset de dentelle parce que vous me faites terriblement trembler d'amour, de joie et d'inquiétude surtout quand vous vous livrez à vos durs combats d'épée. Je n'ai guère dormi la nuit dernière. Je n'ai point cessé de penser à vous et à tout ce que vous m'avez raconté. Je n'ai guère dormi de la nuit, c'est vrai, mais je n'ai point cessé de rêver à vous. Je veux vous avoir encore une fois. Vous voyez que je pense à vous. Il y a plus de lumière dans vos yeux qu'il y en a dans le feu et dans les couchers de soleil. Vous allez peut-être rire un peu, vous allez peut-être fermer les yeux, mais ces tendres mots je vous les dit pareil. Je me sens un peu seule ce soir. Je voudrais tellement vous avoir à mes côtés. Je n'ai point d'idées précises en tête, mais je voudrais seulement pouvoir vous parler et vous regarder. Trop souvent je pense à vous, me comprenez-vous?

Si nous avions vécu au dix-huitième siècle, c'est probablement ce que je t'aurais écrit. Aujourd'hui, je te dis tout simplement que je t'aime beaucoup.

xxx


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