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Février 1997 Vol. 2, No 12 Écriture libre
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Sur les pas de Lafontaine...
5e d, collège Jules Flandrin , Corenc
La mésange, les vers et le chat, par Charlotte J.
Le Coq, la Poule et le Paon, par Mélissa A.
La folie des hamburgers, par Julie C.
La Fourmi, l'Araignée et l'Écrevisse, par Sarah M.
Le chien et le souriceau, par Mathieu S.
La mésange, les vers et le chat
par Charlotte J.
Sois heureux de ce que tu as,
Plus qu'il n'en faut ne cherche pas,
Un jour tu te repentiras.
Dans un jardin vert et fleuri,
Une mésange a atterri.
Un joli ver bien étourdi,
Sans précautions, la tête sortit.
Dame mésange soudain le vit;
Pas de chance, pauvre petit !
Elle s'apprêtait à le croquer
Quand une vision vint la troubler :
Deux gros vers grassouillets à souhait
À côté d'elle se chamaillaient.
"Moi, manger un tel maigrelet
Quand un festin m'attend tout près!"
Elle sautilla en gazouillant,
Laissant le pauvre ver tremblant,
Se félicita de son flair
Et s'apprêta à faire affaire.
Un gros minet très bien fourré
Depuis un muret l'observait.
Elle, tout à ses vers occupée,
Ne l'avait pas même remarqué.
Messire chat d'un coup sauta,
Sans crier gare la mangea.
Comment savoir ce qu'elle pensa,
Victime de cet assassinat?
Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
Le Coq, la Poule et le Paon
par Mélissa A.
Dans la basse-cour, joli Paon
Passa un jour, sa queue montrant.
En le voyant déambuler,
Une Poule vint l'embrasser.
Le Paon fit aussitôt la roue
Et le Coq en devint jaloux.
D'un coup il décida de se changer;
Il pensa à se colorer
Avec la peinture du fermier
Qui était près du poulailler.
Le lendemain quand il sortit,
Toute la basse-cour l'applaudit.
Le Paon en fut très humilié,
Et décida de se cacher.
Mais soudain le ciel se couvrit,
Et la pluie se mit à tomber
Sur le plumage coloré.
Toutes les couleurs partirent,
La basse-cour se mit à rire,
Le Coq n'ayant pas su penser
À cette éventualité.
Du pauvre Coq désemparé,
La Dame Blanche s'approcha
Et, sans paraître trop fâchée,
Ce bon conseil lui prodigua.
- "Mieux vaut rester tel que tu es,
Dieu t'a fait ainsi, pourquoi te changer?"
La folie des hamburgers
par Julie C.
Lapin alla avec son entourage,
En Amérique faire un voyage.
Dans ce pays aux hamburgers exquis,
Notre lapin plein d'envie,
N'eut pas le droit d'en manger du fait de son rang.
Les parents bourgeois refusaient cet aliment.
Ses copains lui disaient : "viens donc manger,
Nous t'assurons que c'est très bon pour la santé."
Lapin très bien surveillé
Chercha une occasion pour s'éclipser.
Un matin que ses parents
Se baladaient dans un champ,
Et faisaient un grand tour romantique,
Dans une charrette magnifique,
Il alla au MC Donald avec ses amis
Sans se faire trop de souci.
Il lui suffit de manger,
Un seul hamburger pour en raffoler,
Il en mangea donc plus de cent.
N'ayant pas l'habitude de manger autant
Le malheureux alors enfla,
Et la maladie arriva.
Il se trouva mal en point.
N'eut pas le temps d'avoir des soins
Et mourut donc sans revoir son pays
Très loin de ses anciens amis.
Il vaut mieux écouter les conseils parentaux
Que céder aux propositions de tous les sots.
La Fourmi, l'Araignée et l'Écrevisse
par Sarah M.
En été, par un beau matin
Madame la Fourmi prépara un festin.
Il ne lui manquait qu'une chose
Pour que son affaire fut close;
Sur sa table décorée manquait un beau plat.
Malheur ! elle n'en avait pas.
Elle alla le pas pressé
Chez sa voisine, l'Araignée,
Qui n'était pas en sa demeure.
Comme il fallait être à l'heure,
Elle entra sans autre délai
Et trouva ce qu'elle cherchait;
Sur une étagère trônait un plat
De surcroît en bon état,
Bien travaillé, de couleur argentée,
Dans cette famille depuis bien des années.
Elle le prit sans hésitation
Et retourna vers sa maison.
Les invités peuvent arriver.
Peu après, madame l'Écrevisse,
Attirée par l'odeur des épices,
De sa chaise en un instant
Aggripa le bel argent,
Et avec sa pince, d'un coup,
Découpa de nombreux trous.
Terrorisée, la Fourmi dut déménager
Car l'Araignée, sans pitié, allait se venger.
Il ne faut jamais rien prendre,
Chez son voisin sans demander,
Car, en état, pour le rendre,
Là ! c'est bien plus compliqué.
Le chien et le souriceau
par Mathieu S.
Un chien, blanc et noir, vadrouillait
À la lisière d'une forêt d'arbre à gui.
Un cri minuscule le fit se retourner.
C'était un souriceau tout gris
Qui se faisait traquer par un chaton.
Le chien sauta sauvagement sur l'agresseur,
L'échauffourée enfin terminée, le sauveur,
Sans rien dire, reprit son layon.
Or, dès le lendemain, le chien
Tomba dans un trou et ne put en remonter.
Le souriceau, voyant un vieux et long lacet,
L'accroche à un arbre, en fait des va-et-vient
Et jette l'autre extrémité au chien coincé
Qui n'a aucun mal à grimper.
Il faut toujours s'entraider,
Quand quelqu'un est en danger.
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Révisé le 1er février 1997