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Décembre 1997 |
Louis-Stephen Saint-Laurent naquit à Compton, le 1er février
1881. Il avait trois soeurs, Louise, Lora et Kathleen et deux
frères: Nil et Maurice.
Son père, Jean-Baptiste Moïse, tenait un magasin général
depuis déjà 1878 et sa mère, Mary Ann Broderick, était une
institutrice anglophone.
Dès l'âge de 6 ans, il savait parler deux langues. Il parlait
anglais à sa mère qui était d'origine britannique et parlait
français à son père qui descendait, lui, de colons français
d'origine bourguignonne.
À vingt ans, il reçut son diplôme en droit, avec la mention
de meilleur élève de sa classe.
Grâce à l'influence du père d'un ami de collège, John
Hackett, Louis fut admis comme stagiaire dans un bureau
d'avocats.
En 1905, Louis-Stephen réussit l'examen avec grand succès.
Malgré ce résultat, aucun poste important ne lui fut offert
sauf un avec un salaire de 50$ par mois. Il accepta en attendant
de trouver mieux.
Louis-Stephen se maria à Beauceville, en 1908 avec sa fiancée,
Jeanne.
Déjà, en 1912, ils avaient trois enfants: Marthe, Renault et Jean-Paul.
En 1949, Louis-Stephen fut élu comme Premier ministre du
Canada jusqu'à 1957.
On dit que son année de Premier ministre la plus tranquille fut
celle de 1949. Pourquoi? Parce qu'il ne s'est rien passé
d'exceptionnel cette année-là.
Mais en 1950, il y eut plusieurs évènements qui l'ont beaucoup
occupé.
D'abord, une inondation dans la vallée de la rivière Rouge, au
Manitoba.
Puis, à la fin de l'été 1950, tous les trains s'arrêtèrent
au Canada.
Les employés de chemin de fer firent la grève pour avoir un
meilleur salaire.
C'est sous son règne que les pensions des personnes âgées
furent augmentées, que l'assurance-hospitalisation fut votée et
que la province de Terre-Neuve s'est jointe au reste du Canada.
Lors des élections de 1957, son gouvernement a été défait par
le parti conservateur de John Diefenbaker.
En janvier 1958, il se retira de la vie publique et retourna
à la pratique du droit à Québec.
Au début de 1968, il se fractura une hanche, ce qui le fit
boîter jusqu'à la fin de ses jours.
Le 25 juillet, il mourut paisiblement.
Ce homme important de chez nous fut admiré pour la fermeté
de son caractère, son patriotisme et son esprit éclairé.
On dit que ses collaborateurs l'estimaient beaucoup.
Nous trouvons que c'est un grand homme intelligent, admirable,
à l'esprit ouvert et généreux.
Nous ajoutons pour finir que de son vivant, et encore plus après
sa mort, il était habituel de qualifier Louis Saint-Laurent de
"grand gentleman".
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