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Saviez-vous que seulement 22,2% des enseignants de français
au secondaire utilisent les TIC dans leur classe? C'est ce que
nous révèle une recherche effectuée par Mesdames
Lucie Godard, Monique Lebrun et Monsieur Gilles Fortier, tous
professeurs à l'UQAM. Démarrée en novembre
2000, cette étude vise à établir des statistiques
concernant l'intégration de l'informatique dans les classes
de français du secondaire.
L'ensemble des données recueillies nous apprend que les
enseignants éprouvent des difficultés à utiliser
les TIC par manque de connaissances. Plusieurs d'entre eux semblent
tout simplement effrayés devant la technologie, en partie
à cause de l'insuffisance de leur formation. En fait, les
jeunes en savent très souvent beaucoup plus long que leurs
aînés sur cette science qu'est l'informatique. Cet
état de fait amène fréquemment, chez les
enseignants, une certaine peur du ridicule face à leurs
élèves et parfois même une grande aversion
pour l'ordinateur.
Dans un autre ordre d'idées, on note un manque flagrant
de matériel informatique de base dans plusieurs écoles
du Québec. Ajoutons à cela le peu de périodes
allouées à l'apprentissage de l'informatique, le
manque de personnel spécialisé et les budgets d'implantation
plutôt limités.
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S'il est vrai que le système d'éducation présente
quelques lacunes pour l'intégration des TIC dans les classes
de français du secondaire, il existe cependant un bon nombre
de solutions intéressantes. En effet, la création
d'un réseau Internet local, des investissements du comité
de parents dans l'achat d'ordinateurs et la présence d'un
conseiller pédagogique en informatique dans l'école
peuvent constituer un bon pas vers l'avant.
Finalement, il a été prouvé que la présence
d'ordinateurs dans les classes augmente le rendement scolaire
des jeunes, notamment leur facilité à communiquer
avec leur entourage. Malgré le fait qu'un grand fossé
reste à franchir entre les générations, le
chemin parcouru en informatique depuis les cinq dernières
années est quand même important. Espérons
maintenant pouvoir en dire tout autant dans cinq ans.
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